Langogne est situé au bords du Langouyrou et de l'Allier en Lozère (Occitanie). Chemins de randonnées: GR®70 Chemin Stevenson, GR®700 Voie Régordane, GR®4, GR®470 sentier des Gorges de l'Allier et Tour de Margeride.

 

Blason de la ville de Langogne en Lozère

Langogne en Lozère

(lingo: saut, Lingonia, Lengònha)

Alt. : 913 m / Latitude : 44.727236 | Longitude : 3.855416

Langogne en Lozère

Langogne en Lozère 1Langogne est une commune française située dans le département de la Lozère en région Occitanie. Elle compte environ 3 500 habitants et est située sur les rives du lac de Naussac. Langogne est connue pour son patrimoine historique et architectural, avec notamment l'église romane Saint-Pierre, datant du 11ème siècle, ainsi que son château et ses maisons en pierre de taille typiques de la région. La commune est également réputée pour ses activités de plein air, avec des paysages de montagne et de forêt propices à la randonnée, au VTT et à la pêche. Le lac de Naussac offre également de nombreuses activités nautiques telles que la voile, le canoë-kayak et la baignade. Langogne est une destination de choix pour les amateurs d'histoire, de patrimoine et de nature, ainsi que pour les familles, avec des activités variées pour tous les âges.

Au carrefour de la N. 500 et de la D. 906, dans la vallée de l'Allier, à 50 km au nord-est de Mende. Ancien couvent de Bénédictins fondé en 998. Une partie des fortifications persiste (tours rondes d'angle) entourant une belle église romane. Nef à trois travées, voûtée en plein cintre, colonnes romanes engagées soutenant les doubleaux par des chapiteaux historiés ; abside voûtée sur croisée d'ogives plus basse que l'ensemble de l'édifice ; clocher octogonal sur le transept. Portail d'entrée en style flamboyant. En entrant, à droite, en contrebas, chapelle Notre-Dame-de-Tout-Pouvoir, objet d'un pèlerinage diocésain. Vieux pont gothique sur l'Allier. La halle au blé repose sur de solides piliers ronds ; elle a été construite en 1743. On conserve le « chef » de Gargantua, l'aimable géant qui, traditionnellement, sort le jour de la fête votive. Au-devant, monument aux morts, ouvre de Maxime del Sarte.

Langogne en Lozère 2En 998, Etienne, vicomte du Gévaudan, fonda l'église et le monastère occupé par des moines bénédictins de l'abbaye de Saint-Chaffre. En 1568, neuf mille protestants dirigés par le chef Mathieu Merle, pillèrent la ville, l'église et le monastère. Au 17ème, établissement de nombreuses communautés et couvents.

Au confins de la Lozère, à laquelle elle appartient, de l'Ardèche et de la Haute-Loire, Langogne a conservé tout un ensemble de maisons très représentatif de l'architecture urbaine du Moyen Age. Ces maisons sont pour la plus part disposées en cercle autour de l'église St Gervais et St Protais. Cet édifice roman a été remanié aux XVème et XVIIème siècles.

Depuis la construction dans les années 1970 du barrage de Naussac, à 3km au sud de la ville, Langogne attire de nombreux amateurs de sports nautiques. Dans les environs, on peut visiter les gorges du Chapeauroux, un affluent de l'Allier, à partir du village d'Auroux, qu'on atteint de Langogne par la D26, qui longe la rive nord du lac de Naussac, puis par la D986.

Langogne en Lozère 3Langogne en Gévaudan
Pour le passant pressé d'arriver dans les gorges du Tarn ou sur les bords de la Méditerranée, Langogne est simplement une large et longue avenue sans découvrir le charme secret du vieux Langogne, enclavé dans le centre ville.

Ce Langogne originel fut construit dans la viguerie de Miliac. Son nom figure pour la première fois officiellement dans les actes de fondation de l'église et de son prieuré. En 998, le vicomte de Gévaudan, Étienne, et sa femme, Angelmode, firent construire la première église, achevée en 999. Ils confient aux bénédictins de la puissante abbaye de Saint-Chaffre du Monastier-en-Velay l'édification d'un centre religieux.

Sous l'autorité de douze moines, un monastère est bâti. Aux XIe et XIIe siècles, une église conforme à la liturgie bénédictine remplace l'église primitive - c'est celle qu'on voit actuellement, une construction romane de style bourguignon, classée "monument historique". On peut y admirer une centaine de chapiteaux aux sculptures variées qui font découvrir le monde maléfique des terreurs mystiques du Moyen Age; sous des représentations symboliques, le Bien et le Mal s'affrontent- Autour de ce noyau religieux s'édifie une petite cité protégée par des remparts, bâtis sur un plan circulaire, construits à la fin du XIIe siècle. Il est encore facile d'imaginer ce Langogne occupant le "petit tour de ville" flanqué de cinq tours restaurées.

Villégiature des années 30 rue des Moulins à LangogneLangogne connut les méfaits occasionnés, pendant la guerre de Cent Ans, par les Anglais et leurs bandits de routiers cantonnés à Châteauneuf-de-Randon; puis, au début du XVe siècle, vinrent les luttes entre Armagnac et Bourguignons et, en 1568, durant les guerres de Religion, une armée huguenote, partie d'Alès avec 9 000 protestants, saccage l'église, détruit entièrement le prieuré qui occupait la place des Moines. Cette ville mutilée se reconstruit vers 1600; le style roman y est remplacé par le gothique flamboyant. Les remparts effondrés, la ville s'étend en dehors de l'enceinte primitive.

Le "petit tour de ville", malgré bien des maladresses, conserve encore le souvenir du passé. Plusieurs maisons présentent un détail architectural intéressant: une fenêtre à meneaux, un portail en pierres appareillées, des portes surmontées d'accolades, des encorbellements qui cachent des escaliers à vis. Accrochés à de vieux murs, d' étranges têtes sculptées qui pourraient être gauloises, des écussons avec des dates: 1605, 1617. A l'extérieur de cette enceinte, la chapelle des pénitents, construite au XVIIIe siècle, abrita la confrérie des pénitents instituée en 1628.

Langogne en Lozère 4La Halle aux grains
Lieu de passage entre Vivarais, Velay et sud de la France, Langogne sort de ses remparts au XVIIIème siècle. En 1743, Dom Ambroise de Fleury. Prieur de la ville, fait construire le Halle, avec ses quatorze piliers, une des plus grands conservée en France. C'est un lieu d'échange de céreales, de produits fermiers, cuir, laines de pays, contre chataîgnes des Cévennes, vins et huiles de Provence et d'autres marchandises venues du Midi et de la Méditerranée. Classée "monument historique", massive, , abrita les importantes transactions de grains qui se faisaient à cette époque. De nos jours, elle accueille les marchés hebdomadaires et diverses manifestations traditionnelles.

D'ici, le coeur de la ville, partent de petites routes montantes. L'une d'entre elles, la rue Haute, fut sans doute un chainon d'une voie celtique menant à l'oppidum du mont Milan. Elle a conservé quelques souvenirs émouvants de son passé: fenestrons avec des vitraux à armature de plomb, des dates sur les portails en pierres appareillées: 1621, 1622, 1685, 1717, 1778, des enseignes rouillées, des anneaux de fer où l'on attachait les montures. C'étaient les rues des tisserands, des drapiers, des cardeurs, des fileuses. Cette activité textile a donné, pendant des siècles, une grande animation à ce quartier maintenant endormi.

Langogne en Lozère 5Langogne exportait autrefois burates, cadis, serges et d'autres étoffes de laine dans toute l'Europe. Monument historique, témoignage du passé lainier de toute la Lozère, le filature des Calquières est aujourd'hui un musée vivant où fonctionnent encore à la force de l'eau des machines du XIXème siècle, en particulier la Mull-Jenny. La rue des Calquières, appelée aussi rue des Moulins, comprenait au XVIIIème siècle, des ateliers de tanneurs, de teinturiers, de meuniers,...

La région de Langogne, "Porte du comté du Gévaudan, des landes des fonds vaseux à bruyères, des étendues de roches et de sapins, des bois de bouleaux nuancés par l'or de l'automne... de petits sentiers de chèvres, herbus et pierreux, sinuaient et s'entremêlaient, se divisaient en trois ou quatre, mouraient au lointain de creuses marécageuses et recommençaient d'essaimer, sporadiques, à flanc des collines ou aux lisières d'un bois... telles étaient les caractéristiques du pays..."

Langogne en Lozère 6Voir notamment l'église romane du XIIe siècle. Et autour: Le lac de Naussac, la magnifique forêt de Mercoire et son antique monastère de moniales. Les ruines de la forteresse du Luc. Eglise Romane de Langogne - Musée d'Art Sacré Chastanier - Filature des Calquières - Musée d'Art Sacré - Ecomusée de Chastanier.

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Langogne: Langougnole (la) : ce ruisseau de la Chapelle Graillouse fait penser au toponyme Langogne. Il s’agit peut-être d’un nom d’homme gaulois « Lingo » ou celui d’un hydronyme assez répandu avec le préfixe « lin- » qu’on retrouve dans les cours d’eau de la « Ligne » ou du « Lignon » devenu par inversion « lingue / lingon » et avec le diminutif « òl / òla » issu du latin, on obtiendrait par l’occitan « lingonhòl / lingonhòla » (lire Lingouniol / lingouniolo). A moins qu’on ait à faire à un article élidé à l’origine et agglutiné par la suite : l’Angouniol(a), d’un radical celtique « anco / ango » signifiant recourbé / tortueux, devenu Langouniol(a) avec le même suffixe diminutif latin « òl / òla », (Lengoniol au XVIIIe) et signifiant à peu près : « le petit (ruisseau) tortueux ».

Langouyrou (le): le nom de ce gros ruisseau, affluent de l'Allier, qui traverse Langogne a un rapport indubitable avec le nom de la ville. Les Lingones ont laissé leur nom à la région correspondant à peu près au département de la Haute-Marne, nom connu jusqu’à une époque récente sous la forme Langogne (Lingonicus pagus). (La Gaule, F. Lot). Les Lingons ont fait partie des peuplades gauloises qui ont envahi une partie de l'Italie au 4e s. av. J.C., avec les Sénons, les Cénomans, les Boïens. S'ils sont cités dans les textes parmi les peuples envahisseurs, leur localisation reste tout à fait incertaine en Italie (D'après Les Celtes, V. Kruta). Le nom Langogne conserverait-il la trace de leur passage dans le Sud ?

Blason de la ville de Langogne (Lozère) dessiné par Sanguinez pour le Projet Blasons du Wikipédia francophone, avec Inkscape.

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Il y a bien longtemps, dans le pittoresque village de Langogne, niché au cœur des montagnes de la Margeride, vivait une famille de meuniers. Les frères Beauchemin, Baptiste et Émile, étaient réputés pour leur force herculéenne et leur dévouement à la minoterie qui prospérait au bord du tumultueux Langouyrou.

Baptiste, l’aîné, était un colosse au cœur tendre. Sa carrure imposante dissimulait une âme sensible et généreuse. Il maniait les sacs de farine comme s’ils étaient des plumes et veillait à ce que la roue du moulin tourne sans relâche. Son rire tonitruant résonnait dans toute la vallée, et les enfants du village se pressaient autour de lui pour écouter ses histoires de lutins et de fées.

Émile, quant à lui, était plus taciturne. Son visage buriné par le soleil et les vents racontait les heures passées à labourer les champs et à réparer les mécanismes de la minoterie. Il était l’homme de l’ombre, celui qui veillait à ce que les engrenages ne se grippent jamais, même lors des crues du Langouyrou. Ses bras noueux maniaient la pelle et la pioche avec une précision redoutable.

Un jour, une terrible tempête s’abattit sur Langogne. Les eaux du Langouyrou enflèrent, menaçant de submerger la minoterie. Baptiste et Émile se tinrent debout, épaule contre épaule, face à la furie du torrent. Leurs bras puissants repoussèrent les flots, tandis que leurs rires résonnaient comme un défi lancé à la nature elle-même.

La légende raconte que ce jour-là, les deux frères fusionnèrent presque en un seul être. Leurs forces combinées firent reculer les eaux, sauvant la minoterie et le village tout entier. Depuis lors, on dit que le Langouyrou porte en lui l’écho de leurs rires et la force de leur lien fraternel.

Aujourd’hui encore, lorsque le soleil se couche derrière la butte de Beauregard, les habitants de Langogne se rassemblent au bord de la rivière. Ils écoutent le murmure du Langouyrou et se souviennent des deux frères costauds, gardiens de la minoterie, dont la légende perdure au fil des générations.


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